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Le Memory et l’alimentation : ces nutriments qui soutiennent votre mémoire de travail

Vous avez beau vous entraîner au Memory chaque jour, certaines parties restent désespérément laborieuses. Et si votre assiette y était pour quelque chose ? Le cerveau a besoin de certains nutriments pour bien fonctionner, y compris la mémoire de travail, cette faculté cognitive que le Memory sollicite à chaque carte retournée. Aucun aliment ne fait de miracle, mais une alimentation équilibrée et une bonne hydratation font partie des conditions d’un cerveau en forme.

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La mémoire de travail : le muscle que le Memory entraîne

Avant de parler alimentation, rappelons ce qu’est la mémoire de travail. C’est la capacité à maintenir temporairement des informations en tête tout en les manipulant. Au Memory, quand vous retournez une carte et que vous cherchez mentalement où se trouve sa jumelle, c’est votre mémoire de travail qui opère. Comme nous l’avons détaillé dans notre article sur le Memory et le cerveau, cette faculté est limitée à quelques éléments à la fois.

Comme toutes les fonctions du cerveau, elle dépend aussi de notre état général, dont l’alimentation fait partie.

Les oméga-3 : des constituants du cerveau

Les acides gras oméga-3, en particulier le DHA (acide docosahexaénoïque), sont l’un des principaux constituants des membranes des neurones. Ils participent à leur bon fonctionnement, et donc à la communication entre neurones.

Des études ont testé une supplémentation en DHA chez des adultes en bonne santé, avec des résultats inégaux sur la mémoire : certaines rapportent de petits effets, d’autres aucun. Le conseil le plus solide reste d’en consommer régulièrement par l’alimentation, plutôt que d’attendre un effet spectaculaire d’un complément.

Où trouver des oméga-3 ?

Les antioxydants : protéger les neurones de l’usure

Le cerveau consomme une part importante de l’oxygène du corps, ce qui l’expose au stress oxydatif, c’est-à-dire aux dégâts causés par les radicaux libres produits par son propre métabolisme.

Les antioxydants contribuent à neutraliser ces radicaux libres. On en trouve notamment dans :

Les flavonoïdes des baies

Les myrtilles, les fraises et les framboises contiennent des anthocyanines, des flavonoïdes étudiés pour leurs effets possibles sur le cerveau. Une grande étude d’observation américaine, menée auprès d’infirmières suivies pendant de longues années (Devore et al., 2012), a associé une consommation régulière de baies à un déclin cognitif plus lent. Une association de ce type ne prouve pas à elle seule que les baies en sont la cause.

Le resvératrol et les polyphénols

Présents dans le raisin, le thé vert et le cacao, ces composés sont étudiés pour leurs effets sur la circulation sanguine, y compris cérébrale. Les résultats sur la mémoire restent préliminaires : quelques carrés de chocolat noir sont un plaisir compatible avec une partie de Memory, pas un remède.

Les vitamines B : les messagères du cerveau

Les vitamines du groupe B jouent un rôle central dans la synthèse des neurotransmetteurs - ces molécules qui permettent aux neurones de communiquer. Sans elles, même un cerveau en parfait état structurel fonctionne au ralenti.

Une carence en vitamine B12, fréquente chez les personnes âgées et les végétaliens non supplémentés, peut entraîner des troubles de la mémoire et de la concentration. Si vous avez un doute, c’est à un médecin d’en juger, par une simple prise de sang.

La choline : le nutriment oublié de la mémoire

La choline est le précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur important pour la mémorisation. On en parle pourtant beaucoup moins que des oméga-3.

Les meilleures sources sont les œufs (surtout le jaune), le foie, le soja et les crucifères (brocoli, chou-fleur). Des œufs au petit-déjeuner en apportent une bonne part des besoins de la journée.

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L’hydratation : le facteur le plus sous-estimé

Le cerveau est composé en grande partie d’eau. Des travaux sur la déshydratation légère suggèrent qu’elle peut peser sur l’attention, l’humeur et la sensation de fatigue, des facteurs qui comptent dans une partie de Memory.

Avant votre prochaine partie, assurez-vous d’avoir bu suffisamment d’eau. C’est le geste le plus simple pour jouer dans de bonnes conditions.

Le timing des repas : quand manger pour mieux jouer

Ce que vous mangez compte, mais quand vous le mangez aussi. Après un repas copieux, beaucoup de gens ressentent une baisse de vigilance, la fameuse somnolence de début d’après-midi. À l’inverse, jouer le ventre vide disperse l’attention.

Le plus confortable est souvent de jouer à distance d’un gros repas, ou après une collation légère : une poignée de noix, quelques fruits et un verre d’eau, par exemple.

Les aliments à éviter avant une partie

Certains choix ne vous aideront pas juste avant de jouer :

Construire son « régime Memory »

Nul besoin de révolutionner votre alimentation. Quelques habitudes simples vont dans le bon sens :

Conclusion

Le Memory entraîne votre cerveau, mais votre alimentation lui fournit les matériaux de construction. Oméga-3, antioxydants, vitamines B, choline et hydratation : ces piliers font partie d’une alimentation équilibrée, utile au cerveau comme au reste du corps. Aucun ne transformera votre score à lui seul, mais bien manger, bien boire et bien dormir offrent à votre cerveau de bonnes conditions pour jouer, sur le plateau comme dans la vie quotidienne.

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