Go : règles françaises, japonaises et chinoises comparées
Le tableau des différences
| Françaises (FFG) | Japonaises | Chinoises | |
|---|---|---|---|
| Décompte | Par zone : pierres vivantes + territoire | Par territoire : territoire + prisonniers | Par zone |
| Komi | 7,5 points | 6,5 points | 7,5 points |
| Répétition | Interdit de redonner au goban un état qu'on lui a soi-même déjà donné | Ko simple ; un cycle sans fin rend la partie sans résultat | Aucune position ne peut revenir (superko) |
| Handicap | Sur les hoshi ; komi de n − 0,5 | Sur les hoshi ; komi de 0,5 | Posé librement ; Blanc reçoit n points |
| Seki | Les yeux d'un seki comptent | Les points d'un seki ne comptent pour personne | Les yeux d'un seki comptent |
| Suicide | Interdit | Interdit | Interdit |
Dans le tableau, n est le nombre de pierres de handicap. Partout, la partie s'arrête après deux passes de suite, et un désaccord sur les pierres mortes se règle en reprenant la partie.
Deux façons de compter
Dans le décompte par zone, on compte pour chaque joueur ses pierres vivantes et les intersections libres qu'il entoure. Dans le décompte par territoire, on compte les intersections libres entourées, auxquelles on ajoute les prisonniers : les pierres prises pendant la partie et les pierres mortes retirées à la fin.
Les deux méthodes donnent presque toujours le même vainqueur. La raison : chaque pierre posée par un joueur l'est en échange d'une pierre de l'adversaire, et une pierre prise disparaît de la zone de l'un tout en devenant prisonnier pour l'autre. L'écart entre les deux décomptes reste donc très faible, et les komis de 7,5 et 6,5 en tiennent compte.
Le ko et le superko
Toutes les règles interdisent de reprendre un ko immédiatement. Elles diffèrent sur les situations plus rares où une suite de coups ramènerait le goban à une position déjà vue, comme le triple ko. Les règles chinoises l'interdisent dans tous les cas ; les règles françaises interdisent à un joueur de recréer une position qu'il a lui-même produite ; les règles japonaises laissent la partie se poursuivre et la déclarent sans résultat si le cycle ne s'arrête pas. Sur ce site, en règles japonaises, une même position revue pour la troisième fois arrête la partie, sans vainqueur.
Le seki
Dans un seki, deux groupes sans deux yeux partagent des libertés et restent vivants tous les deux. Les règles japonaises ne comptent ni les libertés partagées ni les yeux des groupes en seki ; le décompte par zone compte les pierres et les yeux de chacun.
Le handicap
Pour jouer à égalité contre plus fort que soi, on prend Noir et l'on pose d'avance de 2 à 9 pierres. Les règles françaises et japonaises les placent sur les hoshi ; les règles chinoises laissent Noir les poser où il veut, une à une. Le komi qui revient à Blanc change selon les règles : il tient compte des coups de plus que Noir a joués avant le premier coup de Blanc.
Questions fréquentes
Sources
- Fédération française de go, règles françaises du jeu de go : texte français et version anglaise.
- Règles japonaises de 1989 (Nihon Ki-in), traduction anglaise : cs.cmu.edu.
- Articles « Rules of Go » et « Komi (Go) » de Wikipédia en anglais (comparaison des règles, superko, handicap, valeurs du komi) : Rules of Go, Komi (Go).