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Histoire du jeu de go : de la Chine ancienne à AlphaGo

Le go est l'un des plus anciens jeux de plateau encore joués avec ses règles d'origine. Voici ses grandes étapes, de la Chine à l'informatique, en restant prudent sur les dates : les origines du jeu sont mal documentées, et les sources ne s'accordent pas toutes. Elles sont citées en fin de page.
Chine, Corée, Japon Go professionnel Sources citées

En Chine : le wéiqí

Le go est né en Chine, où il s'appelle wéiqí, « le jeu d'encerclement ». Son âge exact est inconnu : les légendes attribuent son invention à des empereurs mythiques, et les estimations des historiens varient. Les premières mentions écrites du jeu remontent à des textes chinois de plusieurs siècles avant notre ère, ce qui fait du go un jeu vieux de plus de deux mille ans. Il faisait partie des arts que devait pratiquer un lettré.

En Corée et au Japon : baduk et igo

Le jeu a gagné la Corée, où il s'appelle baduk, puis le Japon, au cours du premier millénaire de notre ère. C'est du japonais igo, ou go, que vient le nom employé en Europe, ainsi que la plupart des mots du jeu : atari, komi, seki, hoshi (voir le lexique du go).

Les maisons de go du Japon

Au début du XVIIe siècle, le shogunat Tokugawa fait du go une affaire d'État : un office officiel encadre le jeu, et des familles de joueurs (les « maisons » de go, dont la plus célèbre est la maison Honinbo) forment des élèves, s'affrontent et attribuent les titres. Cette organisation, qui dure jusqu'au XIXe siècle, fait progresser la théorie du jeu, notamment l'étude des ouvertures et de la vie et de la mort.

Le go professionnel au XXe siècle

Après la fin des maisons, le go s'organise en associations de joueurs professionnels, d'abord au Japon, puis en Corée et en Chine, avec des tournois et des titres. Le jeu se répand aussi hors d'Asie, en Europe et en Amérique, où des fédérations nationales organisent clubs et compétitions ; en France, c'est la Fédération française de go.

2016 : AlphaGo

Le go a longtemps résisté aux ordinateurs : les programmes qui battaient les champions d'échecs restaient faibles au go. En mars 2016, à Séoul, le programme AlphaGo, développé par DeepMind, bat le joueur coréen Lee Sedol, l'un des meilleurs du monde, par quatre parties à une. Depuis, les programmes de go dépassent les meilleurs humains, et les joueurs s'en servent pour analyser leurs parties et revoir la théorie.

L'ordinateur de ce site, lui, est bien plus modeste : il simule des fins de partie au hasard pour choisir ses coups, et ses cinq niveaux vont du Débutant, qui joue souvent au hasard, à l'Expert. Les leçons interactives et le guide des règles sont le meilleur point de départ.

Sources

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